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27.12.2007
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MARC CERRONE (SA BIOGRAPHIE)

MARC CERRONE (SA BIOGRAPHIE)

Posté le 20.07.2008 par festivagues
Biographie de Cerrone

Pape et papy du disco et du funk, homme d’affaire avisé et grand entertainer devant l’éternel, Marc Cerrone incarne presque à lui seul les années 1970 « à la française ». Pionnier parmi les DJ et les directeurs artistiques de boîtes de nuit, l’homme capitalise depuis près de trente ans sur la fièvre de la « night » et les nombreux revivals disco, tout en parrainant une nouvelle génération de disc-jockeys qui lui doit beaucoup. Ses albums Love in C Minor et Supernature sont devenus des classiques samplés à travers le monde.

Né le 24 mai 1952 en région parisienne, le futur empereur de la nuit voir le jour dans une famille modeste, très vite déchirée par un divorce douloureux. Pour compenser la perte de la figure paternelle, la mère de Marc Cerrone offre à ce dernier sa première batterie très jeune. Amateur de musique rock et soul venue d’Outre-Atlantique (Jimi Hendrix, Otis Redding), l’adolescent intègre plusieurs formations collégiennes puis lycéennes et décide de faire de la musique son gagne-pain futur. Dès 18 ans, il commence à tourner avec son groupe, Kongas, mais le succès n’est pas au rendez-vous. Le rock est un genre en chute libre, et de nouvelles sonorités synthétiques envahissent les dancings. Avec les années 1970, l’Occident entre dans une logique de société de loisirs et le public devient consommateur de divertissements de masse. Dès 1969, Marc Cerrone propose ses services d’animateur à Gilbert Trigano, fondateur du Club Méditerranée, et Kongas fait partie de ces groupes chargés d’animer les soirées des Gentils Vacanciers. La réussite est au rendez-vous et très vite, les autorités du Club Med nomment le jeune homme directeur artistique d’une quarantaine de villages-vacances. Pour Cerrone et ses compagnons, la vie ressemble désormais à un été sans fin avec plages, cocotiers et jolies filles, la chose qui leur est demandée en retour étant d’auditionner quelques groupes et d’animer quelques soirées de ci, de là.

L’attrait du disco

Et pourtant, c’est dans un autre club que le Club Med que Cerrone va rencontrer son premier succès. Repéré alors que le groupe joue au Papagayo, la célèbre boîte tropézienne d’Eddie Barclay, les Kongas sont repérés par le producteur qui accepte de les signer pour un premier 45-tours en 1972. Si « Boom » n’est pas un succès triomphal, il n’en reste pas moins un hit estival tout à fait acceptable qui fait swinguer les plagistes. « Anakino », sorti la même année fait également le tour des clubs de vacances. Parfaitement calibrés pour les vacances (on ne parlait pas encore de « tubes de l’été », mais l’idée était déjà là), les deux morceaux des Kongas leur permettent de se tailler une petite réputation qui les mène en tournée sur les routes de France et d’au-delà. Même le Japon sera friand des petites mélodies sympatoches du groupe, composées sans autre arrière-pensée que de faire remuer des corps dans des boîtes branchées.




En 1974, cependant, Cerrone s’ennuie et l’aventure Kongas le lasse. Décidé à rentrer dans le monde des affaires, il se lance comme disquaire et importateur de galettes venues d’Amérique. Ouvrant son premier magasin à Thiais, il se spécialise dans cette nouvelle musique qu’est le disco. Les affaires marchent et Cerrone comprend tout le potentiel qu’il y a à tirer de ces sonorités étranges n’ayant d’autre but que de faire la fête. Bien décidé à obtenir sa propre part du gâteau, il part pour Londres en 1976 enregistrer son premier album, d’autant qu’en France, la concurrence est inexistante.

Paillettes et boules à facettes

Visionnaire, Cerrone comprend vite que le but absolu de toute cette surconsommation musicale en boîte de nuit est davantage copulatoire qu’artistique. Ayant intégré cette donnée, il choisit de jouer le jeu et, alors que Love in C Minor est enregistré au Trident Studio, il n’hésite pas à intégrer des gémissements féminins plus que suggestifs dans la chanson phare. Une décision qui le rend bien évidemment tricard sur toutes les radios et auprès des maisons de disques. Prenant l’initiative de s’auto-produire, Marc Cerrone réussit un coup de maître car si le public français reste frileux devant tant de vulgarité, celui des Etats-Unis et du Royaume-Unis le plébiscite. Quelques mois seulement après sa sortie, Love in C Minor s’est écoulé à près de huit millions d’exemplaires et rapporte un Grammy Award à son auteur. Son successeur Cerrone’s Paradise, sorti en 1977, est un succès beaucoup plus relatif. En effet, l’artiste s’est laissé porter par la vague et n’a pas vraiment fait preuve de créativité, ne produisant qu’une honnête décalque du précédent album. Tir corrigé avec Supernature, la même année, qui s’avère être un carton absolu dans les clubs et les discothèques. Désormais producteur richissime, il peut se permettre de lancer la carrière d’autres artistes comme Don Ray (Raymond Donnez pour les intimes) qui lui-même rencontre un succès colossal avec son « Revelacion » qui devient un must-have des dancefloors. Cerrone IV , son quatrième album continue sur la lancée et l’artiste se voit invité comme guest prestigieux dans les clubs les plus importants de Paris, Londres ou New York. Un premier Olympia en 1978 lui fait une publicité monstre, d’autant que certains participants se lâchent un tantinet, en ôtant leurs vêtements et en dansant dans leurs plus simples appareils sur scène et dans le public. Contraire aux bonnes mœurs, certes, mais certainement pas aux règles les plus élémentaires du marketing.

Du disco aux light-shows

En 1979, Cerrone a une révélation : le Disco, c’est terminé et d’autres genres vont faire danser sur les pistes des boîtes de nuit. Angelina, son cinquième album, est clairement orienté new wave et, en dépit de son opportunisme clairement affiché, fait un tabac.





Cependant, le compositeur a du mal à s’imaginer en tant que chanteur punk ou new wave, et c’est désormais vers le funk qu’il se tourne. Si Cerrone VI est un ensemble de compositions écrites alors qu’il a le moral dans les chaussettes, Back Track s’inscrit bien plus dans la mouvance funk. Ce sera l’un des derniers albums de Cerrone qui, lors des années 1980, se contente de sa carrière de producteur et vit très confortablement de ses royalties, d’autant que ses quelques tentatives de refaire surface sous son nom propre, se soldent par des semi-échecs quand bien même s’adjoint t’il les services de LaToya Jackson. Mais en 1988, Cerrone est contacté par le ministère de la Culture pour un spectacle donné au Trocadéro. L’expérience s’avérant concluante, Marc Cerrone comprend tout le potentiel qu’il peut tirer de grands spectacles, façon son et lumière, un peu dans la veine de ceux de Jean-Michel Jarre. En 1989, il participe aux célébrations du bicentenaire de la Révolution française.

Cerrone superstar

Désormais organisateur et pourvoyeur d’événementiels à gros budgets, Cerrone se découvre une nouvelle voie dans l’entertainment de masse : que ce soit à Tokyo en 1991, à Los Angeles en 2000 ou à Versailles en 2005 (pour ne citer que les concerts les plus importants, l’homme étant très actif dans des registres plus modestes), Cerrone se refait une santé artistique en se faisant animateur d’événements, surfant avec habileté sur la vague disco. Reconnu par ses pairs, Marc Cerrone est appelé par le petit jeune Bob Sinclar sur les albums Champs-Elysées et surtout Cerrone by Sinclar, hommage d’un petit nouveau de la French touch envers un Grand Ancien de l’entertainment. Toujours en piste malgré son grand âge, le maître à penser de tous les DJ hexagonaux ne s’arrête jamais de tourner, animant clubs et événements en fonction des demandes et de son emploi du temps.

En 2007, un immense concert new-yorkais en hommage aux trente ans du disco se voit annuler pour causes de risques terroristes. Qu’importe ! Le concert est reporté à 2008 et ce regain d’intérêt pour son travail incite Cerrone à sortir de nouveaux albums, profitant de la vague « revival ». Lui qui n’a pas de mots assez durs pour fustiger la nouvelle scène house, trop timorée et pas assez imaginative à son goût, revient sur le devant de la scène pour reprendre la place qui est naturellement la sienne.



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:: Les commentaires des internautes

disco
Posté par anita le 20.07.2008
effectivement,c'est le 1er a avoir fait connaitre le disco ici en FRANCE
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